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Blog de la section PS Anzin

A la une de «Libé» : Contrôles d'identité : Valls cède aux flics

19 Septembre 2012 , Rédigé par José Pressoir Publié dans #Sécurité-Police-Gendarmerie

Valls, l’opposant venu de l’Intérieur

18 septembre 2012 à 22:26
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, le 17 septembre 2012 à Vauvert (Gard).
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, le 17 septembre 2012 à Vauvert (Gard). (Photo Pascal Guyot. AFP)
       

 En abandonnant le projet de récépissé en cas de contrôle d’identité, le franc-tireur de la Place Beauvau enterre une troisième promesse du candidat Hollande.

Par ALICE GÉRAUD, FABRICE TASSEL

Il nous le confirme dans un sourire : oui, le projet de récépissé pour les contrôles d’identité est bel et bien enterré. «Ce n’est pas une nouvelle, j’ai toujours été sceptique sur ce sujet», lâche Manuel Valls. S’asseyant sans complexe sur une mesure hautement symbolique pour la gauche et très attendue par une partie de la population, notamment chez les jeunes.

     

        Défiance

     Par NICOLAS DEMORAND Directeur de Libération

Il semble donc que Manuel Valls puisse enterrer une promesse majeure de la campagne présidentielle. Selon les informations de Libération : exit le récépissé en cas de contrôle d’identité, moyen pourtant bien commode de contrôler le travail des contrôleurs, en l’occurrence les policiers. Ces derniers, y compris leurs représentants syndicaux les plus modérés, prenaient le dispositif comme un acte de défiance caractérisé. Et «le premier flic de France», selon l’expression consacrée, cède à ses troupes. A moins qu’il n’ait pensé comme elles depuis le début… Doté d’un charisme certain, maniant sans état d’âme les discours de fermeté, présent sur tous les fronts médiatiques, Manuel Valls agace et séduit, à gauche comme à droite. Il réconcilierait son camp politique avec des questions censées être taboues - le prétendu «laxisme de gauche» -, trouvant dans le lexique et la mystique républicaine tous les éléments d’une idéologie sécuritaire abrupte. Quant à la droite, spectatrice, elle revit avec gourmandise les premiers pas d’une trajectoire fulgurante et fracassante qui fut celle de Nicolas Sarkozy. «Je décide, il exécute», disait Jacques Chirac de son bouillonnant ministre. Quelle est aujourd’hui la distribution exacte des rôles entre Manuel Valls et le président de la République ? Et quel sera le destin d’autres promesses symboliques formulées par François Hollande et qui, de fait, vont entrer dans le périmètre de Manuel Valls ? Le sort réservé au droit de vote des étrangers sera, en la matière, un important moment de vérité.

 

 

 

 

 

 

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