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Blog de la section PS Anzin

Affaire Tapie : Lagarde sera entendue par la CJR fin mai, et pourrait être mise en examen selon Mediapart

18 Avril 2013 , Rédigé par José Pressoir Publié dans #Affaires

Affaire Tapie : Lagarde sera entendue par la CJR fin mai, et pourrait être mise en examen selon Mediapart

Le HuffPost avec AFP | Publication: 18/04/2013

Christine Lagarde

Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), est convoquée à la fin du mois de mai devant la Cour de justice de la République (CJR) dans le cadre de l'affaire Tapie-Crédit Lyonnais, a indiqué son avocat jeudi 18 avril. Elle devrait être mise en examen, selon les informations de Mediapart.

 

La Cour de justice de la République est la juridiction chargée de juger les infractions commises par des membres du Gouvernement pendant l'exercice de leurs fonctions.

L'ancienne ministre sera entendue dans le cadre de l'enquête sur le règlement, par un arbitrage controversé, du contentieux entre le Crédit lyonnais et Bernard Tapie sur le rachat d'Adidas. Mediapart avance au conditionnel la date du 23 mai et souligne que "la patronne du FMI pourrait être mise en examen" à cette occasion.

Complicité de faux et de détournement de fonds publics

Locataire de Bercy de 2007 à 2011 jusqu'à sa nomination au FMI, Christine Lagarde est la cible d'une enquête pour "complicité de faux et de détournement de fonds publics", pour son choix de passer par un arbitrage dans l'Affaire Tapie. Le tribunal arbitral, juridiction privée, avait condamné en juillet 2008 le Consortium de réalisation (CDR), structure publique qui gérait le passif du Crédit lyonnais, à verser à Bernard Tapie 285 millions d'euros d'indemnités (400 millions avec les intérêts).

  Jugeant "contestable" le recours à l'arbitrage, la CJR estime que Christine Lagarde s'est impliquée "personnellement" dans un processus comportant "de nombreuses anomalies et irrégularités". Christine Lagarde a elle toujours justifié ce recours pour mettre fin à une procédure, selon elle longue et coûteuse.

  Silence du côté de Christine Lagarde

  Sollicité mercredi par l'AFP, le FMI n'a pas souhaité faire de commentaires. Fin mars, l'institution basée à Washington avait indiqué continuer d'apporter sa "confiance" à Christine Lagarde, quelques jours après une perquisition policière menée le 20 mars à son domicile parisien dans le cadre de la même affaire.

Le Fonds monétaire international avait également souligné que son conseil d'administration avait été informé de cette affaire avant la nomination de Christine Lagarde à sa tête en juillet 2011 en remplacement de Dominique Strauss-Kahn, contraint à la démission.

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