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Blog de la section PS Anzin

Arcelor Florange, les lacrymogènes pour parler au peuple ?

16 Mars 2012 , Rédigé par José Pressoir Publié dans #Présidentielle 2012

 

arcelor-mittal-lacrymogenes-sarkozy-mensongesA Paris, preuve a de nouveau été faite de l’incroyable double langage du candidat sortant vis-à-vis de la sidérurgie lorraine et de la violence infligée aux salariés d’ArcelorMittal.

Il y a donc un Sarkozy-candidat qui fait accueillir devant son QG de campagne les salariés d’ArcelorMittal par des gaz lacrymogènes et 25 cars de CRS – et un Sarkozy-président qui les invite lundi à l’Elysée pour une énième promesse de redémarrage des hauts fourneaux de Florange !

- Comment peut-on refuser la discussion à des ouvriers menacés de tout perdre et inquiets de leur avenir, qui exercent leur droit pacifique à manifester et demandent simplement à être reçus par l’un des postulants à l’élection présidentielle, en leur disant : « revenez lundi ! » ?
- Comment ne pas y voir une énième manipulation pour tenter d’étouffer la colère qui monte ?
- Comment peut-on dire que l’on se préoccupe de la France qui travaille, qui se lève tôt et qui souffre et lui répondre avec des gaz lacrymogènes ?

De plus, le candidat du boniment détermine qui est un bon travailleur (celui qui ne le dérange pas) et qui est un mauvais syndicaliste (celui qui vient réclamer des comptes). Compte-t-il ainsi étouffer la colère ? Drôle de méthode de présidence, drôle de candidature, drôle de mépris …

François Hollande demande au candidat sortant de traiter avec respect les ouvriers de la sidérurgie lorraine. Puisqu’il n’a pas été capable de les défendre face au groupe Mittal, ni de porter leur dossier auprès du président de la commission européenne, au moins qu’il se contente de respecter la dignité de ces hommes menacés dans leur avenir.

Pour le reste, ce sont les propositions de François Hollande sur l’obligation de cession des sites industriels abandonnés par leur propriétaire, et son engagement constant et de longue date pour défendre le dossier européen ULCOS mais aussi une vraie politique industrielle nationale qui seuls donneront des perspectives d’avenir à la sidérurgie lorraine.

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