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Blog de la section PS Anzin

Aubry et Ayrault lancent la campagne «main dans la main»

22 Mai 2012 , Rédigé par José Pressoir Publié dans #Législatives 2012

Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault lors d'un meeting du PS à l'Assemblée nationale le 22 mai 2012.

Récit Entre solidarité revendiquée et assaut d'amabilités, la pressentie pour Matignon et le Premier ministre ont affiché leur détermination à confirmer l'élan de la présidentielle.

Par LAURE EQUY

Le pupitre surmonté d'un logo rouge «Donnons une majorité au changement» n’aura finalement servi à aucun des orateurs. C’est pourtant le message adressé par la première secrétaire du PS Martine Aubry et par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault aux députés socialistes, lors de la réunion de groupe, cet après-midi. «Le gouvernement ne pourra s’engager profondément dans la voie du changement que s’il existe une majorité solide, cohérente à l’Assemblée nationale», prévient le chef du gouvernement, à deux semaines et demi du premier tour des législatives.

Et Ayrault de mettre en garde contre le risque d’une cohabitation dont rêve l’UMP au soir du 17 juin: «La droite est dans son rôle, mais pour peser en Europe et dans le monde, il faut que la France soit forte, sa voix ne peut pas être affaiblie par une division institutionnelle.» Message relayé extra muros après la réunion. L’eurodéputé Harlem Désir, chargé de la coordination de la campagne, appelle au «devoir d’unité» et à ne «pas se faire voler la victoire du 6 mai».

Mais avant de sonner «la mobilisation générale», on se congratule, salle Victor Hugo. Tout sourire, les socialistes donnent du «M. le ministre» au collègue promu au gouvernement. Président par intérim du groupe PS - en remplacement de Jean-Marc Ayrault -, François Brottes applaudit une équipe gouvernementale «made in groupe» avec 24 ministres (sur 34) issus de ses rangs.

«Je suis heureuse de ce duo à la tête de l’Etat»

«La confiance a remplacé la frilosité, la peur des autres [...]. Je suis frappée de voir combien, en une semaine, l’image de la France a changé», s’éblouit Martine Aubry, vantant l’action de François Hollande au G8 et au sommet de l’Otan, et félicitant le gouvernement dont elle est «fière». Comme elle l’avait fait vendredi, en déjeunant avec Ayrault, la maire de Lille démine à nouveau, assurant que celui choisi comme chef du gouvernement avait le meilleur profil. Selon elle, Hollande «avait besoin de quelqu’un proche de lui, c’est important.» «Je veux vraiment le dire, je suis heureuse de ce duo à la tête de l’Etat», insiste-t-elle.

Celle qui fut un temps pressentie pour Matignon console les (autres?) déçus qui «auraient aimé faire partie de cette belle équipe». «Nous sommes tous utiles là où nous sommes», promet celle qui «porte la campagne des socialistes au côté» d’Ayrault. Qu’Aubry assure encore de son fair-play: «Je veux redire à Jean-Marc qu’il peut compter sur moi». «Martine Aubry a montré depuis le début qu’elle savait mettre le parti au service de la victoire. Elle le fera aux législatives, je n’ai aucune inquiétude», affirme Christophe Borgel, secrétaire national aux élections.

«Dévouement» et «désintéressement»

Le Premier ministre fait, à son tour, assaut d’amabilités, saluant le «dévouement et le désintéressement» de la patronne du PS. Et confirmant cette direction en tandem de la campagne: «C’est ensemble que nous allons tenir des meetings, ensemble que nous allons mener campagne». Il flatte, au passage, les députés socialistes - dont il a été le chef de file pendant quinze ans - «un vivier de talents, Martine y a fait allusion, [parmi lesquels il aurait pu] constituer plusieurs gouvernements».

«On peut être fiers des premiers jours, renchérit Martine Aubry. Mais maintenant il faut donner l’élan.» De retour à Solférino pour le Bureau national, elle detaille le dispositif de campagne: Guillaume Bachelay, qui s'était chargé de la «riposte» pendant la campagne présidentielle, le sénateur David Assouline et la secrétaire nationale Charlotte Brun, candidate dans le Val d 'Oise, en seront les porte-parole. L'historien du parti, Alain Bergounioux, est, lui, chargé de la veille de la campagne menée par la droite, avec Bachelay. Ils founiront chaque jour aux candidats des argumentaires pour défendre les mesures du gouvernement et répliquer à l'UMP. Les ténors du parti sont, eux, priés d'aller leur prêter main forte sur le terrain. Mais la numéro un socialiste recommande de se rendre en priorité dans les circonscriptions «difficiles à gagner, plutôt que d’aller voir nos copains».

Ce soir, après le bureau national à Solférino, Aubry assistera à une réunion publique pour épauler Axel Kahn, challenger du PS face à François Fillon, dans la très chic 2e circonscription de Paris. Mercredi, elle ira tout de même donner un coup de pouce à son ancien «dircab», Jean-Marc Germain, parachuté dans la 12e circonscription des Hauts-de-Seine.

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