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Blog de la section PS Anzin

Aubry, un soutien en campagne

27 Avril 2012 , Rédigé par José Pressoir Publié dans #Présidentielle 2012

Aubry, un soutien en campagne

REPORTAGE –

Depuis plusieurs semaines, la première secrétaire sillonne la France. Mercredi soir, elle tenait un meeting à Massy (Essonne) dans une salle comble. é

        Martine Aubry mène une campagne parallèle pour François Hollande. (Reuters)    

 Mercredi soir, c'est Martine Aubry qui fait campagne pour son ancien rival, François Hollande. La première secrétaire tient un meeting à l'opéra de Massy, dans l'Essonne. La salle est pleine à craquer, certains militants assistent au meeting debout dans les escaliers quand d'autres se contentent de suivre l'évènement grâce aux écrans installés à l'extérieur. En tout, près de 2.000 personnes sont présentes.

Parmi elles, l'écologiste Jean-Vincent Placé. "Je suis chez moi", lance grand sourire le sénateur de l'Essonne. L'ancien président du comité de soutien d'Eva Joly estime que sa présence ici est "naturelle". Et regrette même que le Front de gauche ne soit pas dans le même état d'esprit. "J'ai bien compris qu'il fallait battre Nicolas Sarkozy mais pourquoi ne peut-on pas dire qu'il faut voter François Hollande? Au second tour, le message doit être clair".

"La gauche n'a jamais gagné sans être unie"

Et Jean-Vincent Placé n'est pas le seul chez lui ce soir. François Lamy, député de l'Essonne et bras droit de Martine Aubry, est venue écouter celle qu'il soutenait en tant qu'ancienne candidate à la primaire socialiste : "François Hollande a demandé à chacun de faire campagne. C'est ce qu'elle fait", résume-t-il au JDD.fr. Depuis plusieurs semaines, la patronne du parti sillonne en effet la France. Une sorte de campagne parallèle. "Complémentaire plutôt", corrige un proche de François Hollande. "Si elle ne menait pas campagne de cette manière, on dirait qu'il y a un problème", soupire Malek Boutih, candidat aux législatives dans l'Essonne.

Dans la salle, aux "Martine, Martine" succèdent les "François président". La première secrétaire fait son entrée, acclamée. Elle adresse une bise toute particulière à Jean-Vincent Placé, qui se fait un plaisir de recevoir les applaudissements de l'assistance. A 20h30, Martine Aubry prend la parole, costume noir sur haut blanc. "La gauche n'a jamais gagné sans être unie", rappelle la première secrétaire, avant de remercier tour à tour Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly.

Puis, comme elle sait le faire, Martine Aubry attaque Nicolas Sarkozy, met en avant le "désaveu absolu pour le président sortant" que constitue, selon elle, les résultats du premier tour. "La crédibilité a changé de camp", veut croire la maire de Lille, qui dénonce les "invectives, mensonges et faux fuyants" du président sortant. Une nouvelle fois, elle déroule les ambitions de François Hollande et se dit "fière de défendre le droit de vote des étrangers". Elle répond aussi à la volonté du président sortant d'organiser un rassemblement le 1er mai sur "le vrai travail. "Lui, c'est le président du vrai chômage!" Un discours d'une heure qu'elle conclut par un appel à la mobilisation : "Encore un effort mes chers amis, et le 6 mai, ça sera la victoire que nous attendons."

Une campagne pour Matignon?

Plus que jamais, Martine Aubry semble croire au destin de celui envers qui elle s'était, à plusieurs reprises, montrée critique. Mais désormais, la patronne du parti fait clairement partie des "candidats potentiels à Matignon", concède un membre du parti, qui nuance aussi : "Il y a beaucoup de fantasmes sur ce sujet. C'est un délire de lieutenant et de sous lieutenant." D'autres sont bien plus catégoriques sur la question, à commencer par François Lamy, son si proche conseiller : "On n'a pas une minute à perdre à poser des questions qui ne se posent pas."

En attendant que la question se pose, les militants, eux, y pensent. "Ce serait une bonne Premier ministre!" croit savoir une sympathisante. Un autre expose aussi sa vision des choses : "Premier ministre, non. Ministre de l'Education nationale, ça lui va mieux."

 

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Caroline Vigoureux - leJDD.fr

mercredi 25 avril 2012

 
 
       

    

 

 

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