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Blog de la section PS Anzin

Austérité, j’écris ton nomA la rigueur / mercredi 21 juillet par La Rédaction

29 Juillet 2010 , Rédigé par José Pressoir Publié dans #Information

Austérité, j’écris ton nom

A la rigueur / mercredi 21 juillet par La Rédaction

 

 

Partie émergée de l’iceberg, "la réduction du train de vie de l’Etat" cache des coupes budgétaires dans les caisses des Ministères. Exemples de l’Education Nationale, de la Culture et de la Santé. A lire dans Bakchich Hebdo 33.

Adieu, opulentes réceptions, appartements et voitures de fonction ! L’heure est à la réduction du train de vie de l’État. Premiers fusillés pour l’exemple, les sous-ministres Christian Blanc et Alain Joyandet, poussés à la démission le 4 juillet par Sarkozy. Accusés tous deux de crimes de lèse-contribuable : 12.000 euros de cigares fumés grâce aux deniers publics pour l’un, 116.000 euros de vol en jet privé vers les Antilles et un permis de construire illégal près de Saint-Tropez pour l’autre. C’est Christine Lagarde qui a trouvé la bonne méthode : la « rilance », mélange de rigueur et de relance.

Du rafistolage politique qui met sous cape l’essentiel des coupes budgétaires votées depuis 2009 par l’Assemblée nationale , et applicables jusqu’en 2011 (depuis l’année dernière, le budget des ministères s’évalue selon une programmation triennale des dépenses de l’État). De l’austérité à plein tube, que l’on doit à l’application directe du sacro-saint principe de la RGPP, la Révision générale des politiques publiques. Un acronyme en vogue qui se donne pour mission de réduire les dépenses publiques et de dégraisser par touches la caisse des ministères. Avec un déficit de 8 % du PIB en 2010 – 160 milliards d’euros –, l’objectif est clair : faire économiser à l’État 7 milliards d’euros sur trois ans.

L’Éducation nationale et la Culture en ligne de mire ? Si leur budget respectif a augmenté de 1,56 % et 2,6 % en un an (60,8 et 2,9 milliards d’euros), ils cachent en leur sein de profonds désengagements étatiques. Soit par un gel des crédits, soit en faisant porter le chapeau aux collectivités locales. Elles qui sont aux mains des socialistes et dont Sarkozy ne voit pas pourquoi elles éviteraient le coût politique de l’opération. Mais Gilles Carrez, le rapporteur du budget, l’a confirmé : il faut se montrer imaginatif et ne pas hésiter à geler les… aides au logement. Et, tant qu’à faire, aller rogner aussi du côté de l’Allocation aux adultes handicapés pour la rentrée. Ces dépenses dites « d’intervention » sont de l’ordre de 66 milliards, et il est prévu de les réduire de 10 % d’ici à 2013.

Le refus de toucher au bouclier fiscal a donc contraint le gouvernement à taper là où ça fait mal : les hôpitaux, la médecine libérale et les petits centres de soin. Pour cela, on peut faire confiance à la ministre de la Santé, dame Bachelot. Étude de sept cas symptomatiques, péchés capitaux de la Sarkozie.

Bakchich.fr

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