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Blog de la section PS Anzin

Borloo: "Une présidentielle ça se prépare longtemps à l’avance"

13 Mai 2012 , Rédigé par José Pressoir Publié dans #Législatives 2012

Comme le dit Jean-Louis Borloo : "Maintenant, la tradition veut que six semaines après les présidentielles, la majorité soit celle du président élu."

Borloo: "Une présidentielle ça se prépare longtemps à l’avance"

(12/05/2012)

    

Jean-Louis Borloo, ancien ministre de Sarkozy, se garde bien de juger la campagne de ce dernier

MONS Jeudi soir, Jean-Louis Borloo, ancien ministre du gouvernement Sarkozy et président du Parti radical, était à Mons à l’invitation de la section MR et de la tête de liste aux prochaines communales Georges-Louis Bouchez.

Nous en avons profité pour interviewer celui qui fut ministre sans interruption entre 2002 et 2010.

À l’issue de la présidentielle, vous avez déclaré que si le président Sarkozy avait suivi votre idée de virage social en 2012, il aurait gagné les élections. Vous persistez ?

“Il y a deux ans, c’est vrai j’avais proposé un virage social (NdlR : Borloo quittera le gouvernement à ce moment-là). Ça n’a pas été le choix du président. Ce choix, c’est sa responsabilité et il n’y a pas à en discuter. Durant sa campagne, le président a eu raison d’insister sur le déficit.”

Quelles sont, selon vous, les autres raisons de la défaite du président sortant ?

“Il y a un contexte de crise; pourtant, il y avait dans son programme des éléments importants sur ce sujet, mais on en a peu entendu parler. Le débat s’est focalisé sur d’autres thèmes.”

Les propos proches des thèses de l’extrême droite qu’il a tenus durant l’entre-deux-tours vous ont-ils choqué ?

“Je n’ai pas de commentaires à faire sur sa campagne, je veux juste dire que durant cette crise, en Europe, il est un des acteurs qui a véritablement sauvé l’économie. Et je crois que l’histoire retiendra ça.

Regardez tous les gouvernements européens durant la crise, ils ont tous été remerciés.”

Pour les législatives du mois de juin, vous présenterez des candidats indépendamment de l’UMP ?

“Nous aurons évidemment des listes indépendantes, mais nous ne présenterons pas de candidats face à des candidats UMP et ils feront de même.”

Deux ans avant les présidentielles, il était beaucoup question de votre candidature. Finalement vous vous êtes rallié à Sarkozy, pourquoi ?

“Vous savez chez nous, cela se termine toujours de manière binaire. Il était hors de question que je sois du côté du candidat soutenu par Mélenchon et Joly.”

Vous n’aviez pas l’envie d’y aller ?

“Une candidature à la présidentielle ça se prépare longtemps à l’avance.”

Vous n’étiez pas prêt ?

“Non…”

Pour les législatives, vous espérez une victoire de la droite. Il y a cinq ans, vous plaidiez pour que le président ait sa majorité. N’est-ce pas contradictoire ?

“Pour le président élu, c’est évidemment dans l’ordre des choses de vouloir sa majorité. Mais je sais que les Français sont encore préoccupés par la crise et le déficit public.

Les problèmes ne sont pas réglés. Maintenant, la tradition veut que six semaines après les présidentielles, la majorité soit celle du président élu.”



Interview > Stéphane Tassin

© La Dernière Heure 2012

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