PS : l'épilogue de la cybersupercherie de Frédéric Lefebvre
J'allais oublier ! Pour ceux qui s'en souviennent peut-être, j'avais saisi le président de l'Assemblée de la propension bizarre qu'avait Frédéric Lefebvre à se faire passer, sur
son site internet, pour un député qu'il n'est plus depuis des mois.
Eh bien, Bernard Accoyer m'a répondu... et le moins que l'on puisse dire est qu'il ne prend pas de gants avec son « compagnon » de parti : « Je conviens
volontiers avec vous qu'une lecture rapide du site de Frédéric Lefebvre peut engendrer une certaine confusion sur sa situation au regard du mandat de député» reconnaît-il. Et le
président de l'Assemblée de donner des détails : "Comme vous, me dit-il, j'ai relevé que l'éditorial du maire de Vanves souligne que « depuis son élection à l'Assemblée Nationale en
juillet 2007, notre député Frédéric Lefebvre s'est totalement investi dans ses missions..." et que "l'onglet « le député » fait état, au temps de l'indicatif présent, de
ses activités parlementaires passées ".
La charge ressemble à un réquisitoire.
Mais, comme souvent entre amis de l'UMP, le pardon est de rigueur.
"La rubrique contact ne fait pas – ou ne fait plus,- mention de coordonnées de l'Assemblée" ajoute Accoyer comme un coup de pied de
l'âne.
Et puis, la biographie de Lefebvre, modifiée en catastrophe après la découverte de la cybersupercherie "indique clairement qu'il s'agit d'un député dont
le mandat est clos" - formulation bizarre, car elle laisse à penser qu'il y aurait des députés à mandat actif et des députés à mandat clos !
Bref, conclut le président dans sa grande mansuétude,"autrement dit, notre ancien collègue ne saurait être considéré comme usurpant le titre de
député".
Ouf ! On respire ! Car on déduit du courrier de Bernard Accoyer que Frédéric lefebvre, tout le temps où il a fait mention des coordonnées de l'assemblée sur son
site et où il ne précisait pas que son mandat était « clos » - soit pendant plus de 18 mois- , était sous le coup "de la loi du 30 décembre 1947 qui réserve le titre de députés aux
membres de l'Assemblée Nationale".
Bigre ! On lui aurait donc évité le déshonneur de poursuites, voire d'une condamnation ? Notre vie politique ne s'en serait pas remise...
Je retourne à mes travaux législatifs, et m'apprête, après qu'un de mes collègues aura terminé son intervention, à défendre un ...amendement -décidément- qui
propose la suppression du bouclier fiscal. Sur ce coup là, la gauche devrait pouvoir se montrer unanime.
François de Rugy,député écologiste de Loire Atlantique
Monsieur le député,rassurez-moi ; il ne touchait quand même pas les indemnités !
PERMANENCES
La Section socialiste d'Anzin,informe que les permanences
se tiennent les mardi et samedi de 10h à 12h .
Local : 6 Place Roger Salengro.