Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Blog de la section PS Anzin

Flash Actu / J - 61

22 Février 2012 , Rédigé par José Pressoir Publié dans #Présidentielle 2012

Flash Actu / J - 61

 

 

Le Chiffre du Jour

 

 

 

 

 

 

 

32 : selon un sondage TNS-Sofres paru aujourd'hui, seulement 32% des Français considèrent que le président sortant comprend leurs "problèmes quotidiens", contre 68% pour François Hollande, soir 36 points d'écart.


  

Il a osé dire

 

 

 

 

 

 

  
 

"Je vois une volonté des socialistes de criminaliser le débat politique". 

Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole du président sortant, occultant d'étrange façon la réaction de l'ancienne candidate du PS, Ségolène Royal, qui a rappelé que si Nicolas Sarkozy allait "à Alstom où ça va bien", il n'allait "pas là où les Français souffrent des promesses qu'il n'a pas tenues (...) Pourquoi est-ce qu’il ne va pas à Gandrange ou à Florange ? C’est ça le courage politique". 

         

 

Le Changement c'est Maintenant


"Les quartiers, les cités sont une chance pour la République. C’est là qu'il y a la population la plus jeune et la plus diverse, qui a envie de réussir. C’est à nous de savoir trouver les conditions de l’accompagnement. On supprime les Rased, le soutien des élèves les plus fragiles : c'est la double peine. On supprime des postes là où il y a le plus de besoin. Ma proposition, vous la connaissez : embaucher 12 000 personnels de l'Éducation nationale chaque année, et je souhaite que ceux-ci soient avant tout au service de ceux qui en ont le plus besoin".

François Hollande, lors de son déplacement aujourd'hui dans le quartier de Flemming à Bonneuil-sur-Marne.

 

"Twitter, nous ne nous laisserons pas intimider" par Vincent Feltesse


Retrouver la tribune de Vincent Feltesse, Directeur de la campagne en ligne de François Hollande dans le Huffington Post en cliquant ici


Le candidat-président est devenu président-candidat. On aurait pu attendre de lui, une déclinaison numérique qui aurait donné un retentissement à sa démarche. En quelque sorte, un candidat transgressif pour une communauté trangressive telle que peut l'être la toile. Sitôt a-t-il débuté sa campagne, que l'on comprit qu'elle serait outrageusement offensive, violente au point d'en être agressive, qui se dit populaire au point d'en devenir populiste. Si bien qu'après seulement quelques jours de campagne en ligne, force est de constater que l'équipe du candidat-sortant a confondu vélocité avec agressivité et outrepassé les règles les plus élémentaires en matière de vie numérique ainsi que son principe le plus fondamental : la liberté. Les internautes et en particulier les twittos ont découvert ces derniers jours que plusieurs comptes ouvertement transgressifs et assumés comme tels avaient été censurés aussitôt après avoir été lancés : @_NicolasSarkozy, @mafranceforte, @fortefrance, @Sarkozycestfini et @DehorsSarkozy. Plus que la manœuvre qui en dit long sur la conception du débat démocratique au sein de la majorité sortante, cette démarche inquiète d'autant plus légitimement la communauté numérique et a fortiori celle qui s'exprime sur Twitter, qu'elle favorise le défoulement, la violence au détriment de la créativité, de l'échange, du droit de citer et d'être entendu.

Une communauté qui a bien compris que la liberté de s'exprimer ne signifiait pas la liberté d'usurper ni même celle de diffamer - en raison de la capacité d'autorégulation qu'elle a su développer d'elle-même -  mais bien la liberté d'affirmer, d'engager, de dénoncer et même - n'en déplaise à certains - la liberté de moquer, de s'opposer, de polémiquer. Lorsque la liberté de dérision n'est plus c'est bien la liberté d'expression qui est menacée.  C'est ainsi que le hashtag (ou mot-clé) #sarkocensure s'est incroyablement diffusé durant ces dernières heures. Twitter aussi peut élever et densifier son système immunitaire.

Ce que les équipes de Nicolas Sarkozy n'ont pas compris c'est que Twitter n'est pas seulement un media, il n'est pas davantage un lieu balisé, contrôlé, cadré comme peuvent l'être leurs meetings, ceux de la France fictive et artificielle qu'ils ont conçue pour le Président-sortant à chacun de ses déplacements, mais bien une communauté en mouvement permanent, qui fonctionne dans la confiance, dans l'égalité, où le pouvoir de sa force peut déséquilibrer la force du pouvoir, et où l'immaturité, l'impertinence sont autant d'atouts que de fragilités.

Nous connaissons les méthodes mises en œuvres au sommet de l'Etat qui veut que l'on s'appuie sur les centres de décisions d'un système pour imposer son point de vue, contraindre à une certaine autocensure et démanteler les lieux de contestations. C'est cette méthode qui a abouti à une saturation de l'espace médiatique. Entendons nous bien, monopoliser 9 chaines de télévisions un dimanche soir, dans un affreux mélange des genres entre une fin de mandat et un début de candidat est largement contestable sur le plan de l'honnêteté intellectuelle et de la déontologie, mais l'exclusion de toute opinion dissonante et transgressive sur un réseau social c'est mettre en cause l'identité, l'existence et la pertinence de tout un écosystème.

Ce qui est le plus grave dans la méthode ici employée, c'est sa méconnaissance des équilibres qui agitent la toile, de son ADN, des forces de gravité qui peuvent la faire tenir en un ensemble unique et vivant. Là encore, François Hollande se différencie de cette pratique en posant le principe de la confiance, comme l'impératif sans lequel il n'y a ni devenir, ni réussite.

La campagne est désormais pleinement lancée. J'en appelle à tous les internautes soucieux de leur écosystème, qu'ils continuent de twitter, de poster des billets, de partager des informations, de renforcer les liens dans leur communauté, c'est à cette condition qu'ils imposeront leurs propres règles et contribueront eux aussi à se protéger, à se renforcer, à faire vivre ce lieu d'échanges, de débats et de démocratie et... à participer le plus efficacement au changement.

"François Hollande portera le projet au plus Ulcos au plus haut sommet européen pour remporter la décision" par Aurélie Filippetti

 


 

Interview d’Aurélie Filippetti, député de la Moselle, Responsable du pôle culture dans l’équipe de campagne de François Hollande

 

Après Gandrange, c'est le site de Florange qui est en péril, quelle est la responsabilité de N. Sarkozy dans cette nouvelle crise sociale?

 

Elle est lourde. Il a commencé son mandat en venant à Gandrange en février 2008 au lendemain de son voyage de noces. Il le termine à Florange avec l'arrêt des hauts fourneaux. 


Entretemps la France a perdu 200 000 emplois industriels. Et l'aciérie de Gandrange a fermé ses portes. Jamais Sarkozy n'a réellement pesé face à Mittal. Jamais il n'a défendu le projet européen Ulcos qui donnerait un
avenir à la sidérurgie lorraine, auprès du Président de la commission européenne. 

 

Il n'a pas inscrit la sidérurgie dans la liste des 10 secteurs industriels stratégiques pour le pays, et aujourd'hui il prétend sauver Florange comme il l'avait promis à Gandrange il y a 4 ans !  En octobre dernier c'est nous qui avions demandé que des budgets de maintenance soient obligatoirement affectés par Mittal aux hauts fourneaux, comme condition sine qua non des accords de chômage partiel pendant la suspension de l'activité des hauts fourneaux. Aujourd'hui Mittal qui a fait 2,3 milliards de dollars de bénéfices en 2011, dont 1 milliard à été retourné en dividendes pour les actionnaires, ne doit plus bénéficier d'argent public sans contrepartie. 

 

Or la politique de Sarkozy à a été de défiscaliser les heures supplémentaires d'un côté, sur les sites qui tournent et de financer le chômage partiel y compris dans les grands groupes. Or la compétitivité n'est pas une question de coûts salariaux puisque l'Allemagne a des coûts plus élevés que la France dans l'industrie, mais de tissu industriel et de préservation de la qualité du savoir faire, de formation et de qualification. 

 
Que propose François Hollande pour préserver cette entreprise et ces emplois?

 

D'abord travailler avec les syndicats, qui ont été sans cesse bafoués par Sarkozy. Ce sont eux qui ont la meilleure expertise sur l'avenir de l'industrie.  Et les collectivités locales qui ont été là pour soutenir les salariés jetés sur le carreau. Ensuite François Hollande tiendra parole comme il l'a toujours fait dans cette affaire : porter le projet Ulcos au plus au niveau européen, pour emporter la décision européenne. Si ce projet-pilote de captage-stockage de CO2 est implanté en Lorraine (le choix revenant à la Commission européenne) ce sera la meilleure garantie de pérennité pour les hauts fourneaux de Florange et la sidérurgie lorraine et française. 

 

Le deuxième aspect c'est la redéfinition d'une nouvelle politique industrielle, l'entrée  de représentants des salariés au sein des conseils d'administration des grands groupes, la priorité donnée à la recherche-développement. La sidérurgie doit ainsi être réorientée vers les procédés les plus efficaces en matière environnementale. La France peut devenir pionnière en Europe et dans le monde. 

 

Le succès de la politique industrielle allemande repose sur une bonne cogestion avec les syndicats, sur un positionnement sur le haut de gamme. Il faut donc relancer la formation des salariés, avoir une anticipation des départs en retraite massifs dans certaines branches industrielles et embaucher des jeunes via les contrats de génération pour organiser les transferts de savoir faire. Cela sera le meilleur moyen  de préparer l'avenir de l'industrie et par là de la reprise de l'économie française

Partager cet article

Repost 0