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Blog de la section PS Anzin

La retraite qui rend nerveux...

16 Septembre 2010 , Rédigé par José Pressoir Publié dans #Information

La retraite qui rend nerveux...

jeudi 16.09.2010, 05:07  - La Voix du Nord

|  LE TEMPS FORT |

Depuis 2007, cette législature a connu nombre de poussées de fièvre et d'escarmouches parlementaires plus ou moins glorieuses entre la majorité et l'opposition.

 

Du débat sur les OGM à celui sur la loi HADOPI en passant par les discussions budgétaires, les épisodes agités n'ont pas manqué au Palais Bourbon. Mais hier, on jouait à guichets fermés L'Assemblée en folie, avec dans les rôles principaux le président Bernard Accoyer, agrippé à son perchoir et au règlement, et des députés de gauche hurlant « Démission ! », littéralement furieux de ne pas pouvoir jouer les prolongations pour retarder un vote inéluctable... Toute heureuse d'avoir échappé, grâce à la réforme du fonctionnement de l'Assemblée, à une bataille de retardement à l'ancienne, avec des tombereaux d'amendements à vider, la majorité n'avait pas vu la faille du nouveau règlement. Cet article 49-13 qui permet une explication de vote personnelle de cinq minutes, multipliée par 233 députés de l'opposition, pouvait effectivement rajouter une nuit blanche avant le vote solennel de la réforme. Pour briser cette ultime manoeuvre de retardement, Bernard Accoyer a fait une lecture très personnelle dudit article : il serait selon lui réservé aux seuls députés en désaccord avec leur groupe, ce que ne précise pas le texte... Les non-inscrits comme François Bayrou et Nicolas Dupont-Aignan n'ont pas pu non plus utiliser la seule petite fenêtre d'expression qui leur restait.

 

Pour les députés de gauche, le président de l'Assemblée nationale a pris cette décision sur injonction de l'Élysée, incapable de résister à cette «  dérive autoritaire » illustrée selon eux par beaucoup d'autres sujets d'actualité.

C'est la « République abîmée » a lancé hier de la tribune le président du groupe socialiste Jean-Marc Ayrault, ceint de son écharpe tricolore comme l'ensemble de ses troupes.

Mais la vision de députés de l'opposition poursuivant dans les couloirs le président de l'Assemblée en criant au « putsch » n'abîme-t-elle pas aussi l'image du Parlement ? Sans parler des « débats » dans l'hémicycle où l'on brandit des pancartes comme dans une manif, où l'on se jette à la figure des noms d'oiseaux, quand on ne se traite pas de « collabo » comme l'a fait dans la chaleur de la nuit le ministre du Travail en direction d'une députée socialiste... Cette escalade verbale pratiquée sur tous les bancs de l'hémicycle, y compris celui du gouvernement, n'est pas un signe de bonne santé démocratique. Elle augure mal de la prochaine campagne présidentielle...

Cette escalade verbale sur tous les bancs n'est pas un signe de bonne santé démocratique.

Elle augure mal de la prochaine campagne présidentielle.

La Voix du Nord

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