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Blog de la section PS Anzin

Les aides pour le logement et l'emploi vont trinquer

6 Juillet 2010 , Rédigé par José Pressoir Publié dans #Information

Les aides pour le logement et l'emploi vont trinquer

Par L.B. avec agence, le 06 juillet 2010 à 09h06, mis à jour le 06 juillet 2010 à 09:46

 

Le ministre du Budget François Baroin a annoncé dans une interview publiée mardi par le quotidien les Echos une révision à la baisse d'aides dans le logement et l'emploi.

TF1/LCI Canicule: aide à domicile personnes âgées 

Le ministre du Budget François Baroin a annoncé mardi que la France réaliserait 14 milliards d'euros d'économies l'an prochain pour réduire son déficit de deux points de PIB, un objectif "difficile" mais "absolu". APL, emploi aidé et aide à domicile devraient être concernés par ces mesures d'économies.

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  • Le déficit passera ainsi de 8% du produit intérieur brut (160 milliards) fin 2010 à 6% (120 milliards) fin 2011, aidé également par un rebond des recettes fiscales (11 milliards) et la fin du plan de relance (15 milliards), déclare-t-il dans un entretien au journal Les Echos. Les détails du plan seront présentés ce mardi après-midi à l'Assemblée nationale et jeudi au Sénat lors du débat d'orientation budgétaire, préalable au projet de budget 2011.
     
    François Baroin précise que "sur les 30 missions de l'Etat, près de la moitié va voir ses crédits baisser" et confirme que le gouvernement compte réduire les niches fiscales et sociales. Parmi les dispositifs concernés, il cite les aides à domicile ou au logement. Ramener le déficit à 6% fin 2011 "est un objectif intangible et absolu et nous nous donnerons tous les moyens nécessaires d'y parvenir", déclare le ministre du Budget. "Je ne cache pas sa difficulté : la France n'a jamais accompli un effort aussi considérable, y compris pour se 'qualifier' à l'euro au milieu de la décennie précédente."

 

Objectifs tenables en 2012, année d'élections ?
 
La réduction du déficit à 6% est censé être le premier pas avant d'atteindre 4,6% en 2012 et 3% en 2013, l'engagement pris par les autorités françaises devant leurs partenaires européens. Cette trajectoire, qui suppose un effort de 100 milliards d'euros en trois ans, soit plus de 1.500 euros par habitant en France, serait le plus important effectué dans le pays depuis au moins un demi-siècle. Et les incertitudes sont fortes.

Premier point central qui pourrait être modifié d'ici la présentation du projet de budget, la prévision de croissance du gouvernement pour 2011, qui, à 2,5%, est supérieure à celles de la plupart des économistes et institutions internationales. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a laissé entendre qu'elle pourrait l'abaisser après la publication mi-août des chiffres de la croissance au deuxième trimestre, ce qui pourrait signifier des recettes plus faibles que prévu. Des économistes comme le président délégué du Conseil d'analyse économique, Christian de Boissieu, estiment d'autre part que l'évolution des taux d'intérêt en 2011, et donc de la charge de la dette, est très incertaine. Incertitude politique également, le plan étant à cheval sur 2012, année d'élections présidentielle et législatives, période en général peu propice au redressement des finances publiques.   
 
François Baroin précise aux Echos que pour l'emploi "nous maintenons le même niveau d'effort, au moins l'an prochain" avant une baisse à 9,1 milliards d'euros en 2013. Le nombre d'emplois aidés passera de 400.000 à 340.000 en 2011 et le taux de subvention de l'Etat sera progressivement réduit, de 90% à 80% dès la première année, ajoute-t-il. Pour l'aide à domicile, l'abattement de 15 points sur les exonérations sociales pour les ménages déclarant leur employé au salaire réel serait supprimé. Supprimée aussi, la possibilité de cumuler l'aide personnalisée au logement (APL) et la demi-part fiscale pour enfant à charge, tout comme l'exonération de cotisations patronales jusqu'au niveau du Smic pour les associations et structures agrées.

La réduction des déficits particulièrement surveillée 

Un rebond des recettes fiscales aussi important en 2011 est "crédible", ajoute François Baroin. "L'an dernier, l'impôt sur les sociétés a baissé de 60% et les droits de mutation (qui dépendent du marché immobilier) de 30% ; il n'y a aucune raison que cela dure", précise-t-il. Le projet de budget sera présenté en septembre en conseil des ministres et débattu en octobre au Parlement.

Plus que jamais auparavant, la réduction des déficits sera surveillée par les investisseurs, échaudés par la crise des dettes publiques en Europe, par les agences de notation, et par les partenaires européens de la France, dont la plupart prévoient d'importantes coupes budgétaires, à l'image de l'Allemagne ou de la Grande-Bretagne.

Par L.B. avec agence le 06 juillet 2010 à 09:06
 
TFI News

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