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Blog de la section PS Anzin

Les syndicats lâchent Woerth: "Il rêvait qu'on l'épargnait mais..."

3 Septembre 2010 , Rédigé par José Pressoir Publié dans #Information

Les syndicats lâchent Woerth: "Il rêvait qu'on l'épargnait mais..."

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le 03/09/2010 à 14:23,Info publiée par la rédaction du Post
 

Sur Le Post, un cadre de la CGT s'amuse de la crédulité du ministre, qui croyait que les syndicats ne parlaient pas de l'affaire Bettencourt pour "ne pas mettre d'huile sur le feu" (voir sa réaction ci-dessous).

Francois Chérèque, Bernard Thibault et Jean-Claude Mailly, le 1er mai 2009, à Paris.
Francois Chérèque, Bernard Thibault et Jean-Claude Mailly, le 1er mai 2009, à Paris.
MAXPPP

Jeudi matin, Eric Woerth a salué la "grande élégance" des syndicats, qui ne s'étaient quasiment pas exprimés sur l'affaire Bettencourt, à part Bernard Thibault sur RTL, fin août.

24 heures après, patatras! Les syndicats ne l'épargnent plus, après qu'il a reconnu avoir demandé la Légion d'honneur pour Patrice de Maistre.

1. "Ce n'est plus possible de travailler avec Eric Woerth"

Cinq jours avant l'examen du projet de loi sur les retraites à l'Assemblée nationale, le 7 septembre, les principaux leaders syndicaux estiment que le maintien du ministre à son poste empêche un débat de fond sur les retraites.

C'est ce qu'affirment François Chérèque de la CFDT et Bernard Thibault de la CGT dans Les Échos ce vendredi. "On n'aborde plus du tout le fond du dossier", se plaint notamment François Chérèque. "Comment peut-il gérer en même temps ses problèmes personnels avec l'affaire Bettencourt et la réforme des retraites?", demande-t-il. Pour Bernard Thibault, "Woerth est objectivement plus occupé, et préoccupé, par autre chose que par le sujet qui nous, nous intéresse".

Le leader de la CFDT en a remis une couche ce vendredi matin sur Europe 1, déclarant que "ce n'est plus possible de travailler avec Eric Woerth":

(Source: Europe 1)


Jean-Claude Mailly de FO a déploré à son tour ce vendredi qu'on "ne parle pas beaucoup du fond du dossier" des retraites.


2. "Woerth rêvait qu'on l'épargnait mais..."

Eric Woerth, en compagnie de Nicolas sarkozy et Brice HortefeuxFace à ces attaques, plusieurs voix se sont élevées ce vendredi -à l'UMP et au sommet de l'Etat- pour défendre et soutenir le soldat Woerth. Nicolas Sarkozy renouvelle son soutien à Woerth du bout des lèvres, François Fillon est aussi monté au créneau, avant Jean-François Copé ou encore Dominique Paillé... alors que jeudi, Claude Bartolone (PS) a demandé la démission d'Eric Woerth.

Dans la matinée, Eric Woerth a confirmé qu'il animera le débat parlementaire sur les retraites, indiquant qu'il est "mobilisé à 120 %" pour les retraites.

Une certitude: ces critiques des leaders syndicaux ont "surpris" dans la majorité, raconte Europe 1.fr. Eric Woerth, comme l'Elysée, ne pensaient pas que les organisations syndicales feraient un lien entre la situation du ministre chargé des retraites et l'affaire Bettencourt.

Contacté par Le Post, un cadre de la CGT s'amuse de la crédulité d'Eric Woerth, qui croyait que les syndicats ne parlaient pas de ses ennuis judiciaires pour ne pas "mettre d'huile sur le feu".

"Constatant qu'on ne parlait pas de l'affaire Bettencourt, Woerth rêvait qu'on l'épargnait, interprétant notre silence comme une marque de respect et une volonté de notre part de ne pas en rajouter. Mais ce n'est pas du tout pour ça qu'on n'en parlait pas! Nous faisions surtout attention de ne pas détourner l'attention de l'opinion des retraites", explique ce syndicaliste.

Avant d'ajouter: "C'est malheureux, mais force est de constater que lorsqu'on parle de l'affaire Bettencourt, les médias ne parlent plus des retraites... C'est exactement ce que l'on ne veut pas car nous, notre mission, c'est de faire en sorte que les Français aient en tête les problématiques sur les retraites. Pas l'affaire Bettencourt!"

(Sources: Le Post, Le Point.fr, RTL.fr, Les Echos, Europe 1)

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