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Blog de la section PS Anzin

Nicolas Sarkozy : les mains vides

4 Mars 2012 , Rédigé par José Pressoir Publié dans #Présidentielle 2012

Nicolas Sarkozy : les mains vides

Guy Birenbaum

J’ai écouté et regardé avec beaucoup d’intérêt Nicolas Sarkozy hier, à Bordeaux…

(…)

J’ai expliqué ailleurs comment j’avais ressenti, au fond, ce discours.

Un discours que je n’hésite pas à qualifier d’épure du sarkozysme, tant le président sortant y a fait entrer, en force, tout ce qui constitue la matrice et l’ordinaire, parfois brutal, de son quinquennat.

Pourtant, il y a comme quelque chose qui ne va pas.

Si l’on compare avec 2007, la fameuse “conquête”, le ressort, les ressorts a/ont l’air cassé(s).

D’abord, parce qu’il est très difficile d’être le sortant.

Partout, ou presque, les sortants sont évincés en cette période de crise.

Par ailleurs, l’histoire politique française récente nous enseigne qu’aucun président sortant occupant réellement le pouvoir n’a été réélu.

Giscard battu en 1981 ; mais aussi le Mitterrand de 1988 et le Chirac de 2002 qui venaient tous deux de cohabitations au cours desquelles ils avaient laissé le gouvernement et la majorité législative à leurs opposants.

Mais il y a autre chose.

Un climat, une ambiance qui donnent l’impression que le sortant n’y est plus vraiment.

Bien sûr, il y a les sondages. Mais j’ai appris à m’en défier comme de poisons.

Je ne savais pas vraiment comment expliquer ce sentiment.

Cette impression d’un vide quelque part ; d’un manque dans la partition jouée et surtout répétée par le candidat

Et puis, un mail est tombé dans ma boîte.

Un mail du copain jacktheforger.

En pièce jointe, il y avait, comme souvent, une image qui, par miracle, dit ce que je ne sais pas expliquer (alors que je ne demande jamais rien à Jack).

Avec humour et fond.

 

C’est ça Jack.

Nicolas Sarkozy rejoue la même rengaine qu’en 2006/2007.

Mais cette fois, c’est comme s’il n’avait rien dans les mains, qu’il mimait sa campagne gagnante mais qu’il “jouait” désormais dans le vide

 

Moment frappant dans ce meeting sans magie : quand il demande, tel Balladur éliminé au 1er tour, au public d’arrêter de scander son nom, pour ne pas perdre le fil.

C’est EXACTEMENT ce que je ressens : un vide, un “truc” qui ne va pas dans sa campagne.
Même le regard de Nicolas Sarkozy semble avoir perdu en intensité : la rage de vaincre de 2007 semble loin.
Sa façon de lire ses discours sans à peine lever les yeux de ses feuilles est assez frappante…

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