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Blog de la section PS Anzin

PS : Harlem Désir prend l'avantage sur M. Cambadélis dans la bataille des soutiens

7 Septembre 2012 , Rédigé par José Pressoir Publié dans #Parti Socialiste

PS : Harlem Désir prend l'avantage sur M. Cambadélis dans la bataille des soutiens

Le Monde.fr | 07.09.2012 à 10h57 • Mis à jour le 07.09.2012 à 11h59

Par Alexandre Lemarié

     

 

Harlem Désir, député européen, secrétaire national à la coordination du PS

 

Harlem Désir prend l'avantage dans la dernière ligne droite. L'actuel numéro 2 du Parti socialiste reçoit de plus en plus de soutiens dans la bataille interne qui l'oppose à Jean-Christophe Cambadélis pour succéder à Martine Aubry à la tête du parti. Trois ministres se sont déjà prononcés publiquement en faveur de l'ancien président de SOS Racisme, contre un seul pour le député de Paris.

Les ministres de l'intérieur et de l'écologie, Manuel Valls et Delphine Batho, ont fait penché la balance en faveur d'Harlem Désir en se prononçant publiquement en sa faveur, vendredi 7 septembre.

M. Valls a jugé sur RTL que l'eurodéputé "est le mieux placé", notamment parce qu'il "est le numéro deux, parce qu'il a eu la responsabilité du Parti socialiste au moment des primaires", auxquelles l'élu de l'Essonne était lui-même candidat à l'automne 2011. Il a "une grande capacité de rassemblement" , a-t-il ajouté.

Quelques minutes plus tard, Delphine Batho a apporté à son tour son soutien à M. Désir, jugeant sur France Info qu'il a "montré lors de l'organisation des primaires socialistes" avoir "toutes les capacités d'un rassembleur".

 

 

Les deux ministres ont rendu public leur choix après celui du ministre de l'éducation, Vincent Peillon, mardi 4 septembre, penchant aussi pour M. Désir.

Jean-Christophe Cambadélis n'a pas vraiment digéré la prise de position de M. Valls. Tout en disant avoir "confiance", l'ancien strauss-kahnien a égratigné, vendredi, le ministre de l'intérieur en lui conseillant poliment de s'occuper de ses affaires.

M. Cambadélis a estimé sur Radio Classique et Public Sénat que le locataire de la place Beauvau devrait "se concentrer sur son activité ministérielle plutôt que donner l'impression de s'intéresser principalement au Parti socialiste".

 

 

Interrogé sur ses atouts dans cette compétition, il a énoncé : "une expérience de la gauche plurielle, puisque j'en ai été un des animateurs [entre 1997 et 2002 sous le gouvernement Jospin], une capacité à répondre à nos adversaires et mener le combat", et aussi "faut être clair, au sein du PS quelqu'un qui a un certain poids, y compris vis-à-vis de certains ministres".

Dans une contribution au Monde datée de jeudi, M. Cambadélis a exposé pour la première fois de façon élaborée son projet pour le Parti socialiste s'il venait à en prendre les rênes.

Lire : Le premier secrétaire du PS doit être le premier militant

Le député de Paris ne compte à ce jour qu'un soutien déclaré au sein du gouvernement : celui du ministre des relations avec le Parlement, Alain Vidalies, qui a dévoilé sa position mercredi, sur Twitter.

 

 

Si M. Cambadélis est aussi soutenu par le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, la victoire de M. Désir est souhaitée par un plus grand nombre de responsables du PS. Tour à tour, le maire de Paris Bertrand Delanoë, sa première adjointe Anne Hidalgo, et l'ex-ministre PS Elisabeth Guigou se sont également prononcés en faveur de M. Désir.

Alors que la succession de Martine Aubry est de plus en plus critiquée pour son opacité, le suspense va bientôt prendre fin. Le successeur de la maire de Lille à la tête du PS sera en effet connu avant le 12 septembre, date du conseil national du parti (le "Parlement" du PS), qui prendra acte des motions devant être soumises ensuite au vote des militants.

Le nom du premier signataire de la motion "majoritaire", concoctée par Martine Aubry et le premier ministre Jean-Marc Ayrault, fournira une indication très nette aux militants sur les préférences de Mme Aubry sur sa succession.

Les deux candidats déclarés appuieront la même motion de "rassemblement". Mais la question est de savoir qui des deux en sera le premier signataire, et donc le probable futur numéro un du parti. En attendant, la maire de Lille poursuit ses entretiens... 

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