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Blog de la section PS Anzin

Réenchanter la jeunesse de France…quelque soit son origine sociale.

4 Mai 2013 , Rédigé par Claude Bouchafa et Hakim Chalane Publié dans #Jeunesse

Cher camarade,

Je te prie de bien vouloir trouver en annexe une contribution intitulée Réenchanter la jeunesse rédigée par moi-même, (Claude BOUCHAFA, militant de la section François Mitterrand à Paris 15ème, et originaire par ma famille maternelle ouvrière du Nord-Pas-de-Calais) et un camarade de la section du 17ème arrondissement Hakim Chalane.

Je t';ai adressé ces derniers mois diverses contributions relatives aux classes populaires.

Te remerciant de nous lire
Amitiés Socialistes
Claude BOUCHAFA et Hakim CHALANE

Réenchanter la jeunesse de France…quelque soit son origine sociale.

Mon combat c’est pour l’emploi des jeunes, mon adversaire ce sont les fermetures d’usines ! Les premiers engagements tenus par le Président de la République, François Hollande : « Ma priorité, c’est la jeunesse, parce que je veux redonner confiance dans l’avenir. Je veux permettre à chaque génération de vivre mieux que la précédente ».


Un article de Nord Matin, en date du 4 octobre 1975, montre combien le chômage des jeunes ne date pas des années 2000, et il touchait déjà les jeunes diplômés ou non. Rappelons qu’à cette époque, dans les régions industrielles, le chômage des jeunes était moins important grâce à la présence de l’industrie. Cette bataille pour retrouver l’espace économique qui est le nôtre impose à la France de retrouver en Europe sa place. Il n’y a pas de leadership européen sans un approfondissement des questions sociale, industrielle, fiscale et monétaire. Le pacte de compétitivité devra reposer sur les intérêts des entreprises, des salariés et de la Nation. Si il y a flexibilité du marché du travail, la collectivité ne peut être le guichet unique du pôle emploi. La gestion de risques pour l’emploi nécessite de mettre à contribution le secteur des assurances pour soulager la fiscalité qui pèse sur les ménages. C’est une sorte d’État providence qui interpelle, en temps de crise, la finance au service des questions sociales. Nous devons relancer une croissance soutenue et durable afin de financer la protection sociale des Français, une politique de la ville privilégiant le droit commun pour les quartiers urbains ou ruraux, la réussite de l’instruction pour tous, les droits de tous les citoyens sur l’ensemble du territoire à bénéficier des droits fondamentaux que sont l’éducation, la santé, l’emploi, la sécurité, le logement, le transport et la culture. Cette croissance vertueuse est assise sur le retour de l’industrie au service de la satisfaction de nos besoins vitaux et stratégiques (acier, énergie nucléaire et renouvelable, haute technologie, sécurité informatique et de l’information, militaire). C’est l’effort nécessaire pour régler la question des 680 000 jeunes âgés de 18 à 24 ans et sortis du système scolaire sans qualification en 2011. Une situation qui nous pose une série de questions de fond. Quel avenir professionnel durable pour cette jeunesse sacrifiée, disqualifiée, parce que faiblement ou pas diplômée ? Quel chemin leur indiquer et vers quelle usine encore ouverte ? Comment garder un espace de production quand l’informatisation, la robotisation et la mécanisation ont vidé les ateliers des usines, les bureaux, les sociétés de services des hommes et des femmes peu qualifiés ? Déjà à son époque, Victor Hugo écrivait : « Où va-t-il ? Que veut-il ? Qui brise la jeunesse en fleurs, qui donne en somme une âme à la machine et la retire à l’Homme ! ». Ces questions ont trouvé en mai dernier un écho. Un Président de la République, François Hollande, a commencé à s’attaquer à cette souffrance scandaleuse subie par les jeunes à la recherche d’un emploi durable, et par leurs parents. Oui, nous avons besoin de transparence, mais davantage de confiance. Quelle injustice de commencer sa vie d’adulte par le chômage, l’emploi précaire, la pauvreté, la charité auprès des associations caritatives, l’assistanat des parents ; de ne pas pouvoir se soigner, se loger ; de connaître la peur de l’avenir, le sentiment de vulnérabilité et d’avoir comme horizon les petits boulots. L’objectif n’est-il pas pour ces jeunes d’avoir un emploi stable avec un salaire décent, et de vivre en toute indépendance, en toute liberté. Rappel des premières mesures :
- Le contrat de génération (500 000 contrats en 5 ans)
- Les emplois d’avenir (150 000 d’ici fin 2013)
- Développement de l’apprentissage (objectif de 500 000 apprentis en 2017)
- Le contrat d’insertion destiné à 100 000 jeunes
- Renforcer la lutte contre l’échec scolaire
- Le droit à la formation initiale différée.
Socialistes, nous avons une responsabilité particulière. Nous devons continuer à nous battre pour une économie mondiale innovante, solidaire et écologique, au profit des femmes, des hommes, des jeunes et de la solidarité avec nos aînés. Si l’on veut renouer avec la jeunesse de France un pacte de confiance en politique, nos organisations doivent s’ouvrir aux jeunes ouvriers, employés, en apprentissage ou en contrat de professionnalisation, des lycées professionnels ou demandeurs d’emploi. Ce mouvement de rassemblement, conforme à notre tradition fondée sur la solidarité et le progrès, réconciliera les forces vives de la Nation, qui regardent trop souvent à l’étranger pour rêver à leur avenir, celui d’une France forte, jeune et industrieuse !

Hakim Chalane (Conseil Fédéral 75 Section Daniel Serus 17ème et Claude Bouchafa (Section François Mitterrand à Paris 15ème) (20/04/2013)

« Nous écrivons pour réconcilier toutes les classes sociales de ce pays. »

   
    BOUCHAFA (cbouchafa@sfr.fr)

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